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La gravière de St julien de Lampon - Carlux

Rappel sur les enjeux de la production de granulats

la consommation

Matériel le plus utilisé par l’homme après l’eau
La consommation annuelle moyenne de granulats par habitant est de 7 tonnes/an/ habitants
La part de l’alluvionnaire est de 2,8 tonnes / an / habitants
90 % des commandes de granulats sont issues d’une commande publique

Quelques ordres de grandeur :
La construction d’une maison nécessite 100 à 300 tonnes de granulats.
La réalisation d’1km de voie de TGV correspond à 10 000 tonnes
Celle d’1km d’autoroute emploie 30 000 tonnes

la ressource

- Les gisements de roches massives sont importants et variés en qualité sur le bassin de la Dordogne dans toute la zones de socle.
- Les matériaux alluvionnaires sont concentrés sur l’axe Dordogne, l’Isle, La Vézère, la Dronne et quelques petits sous-affluents comme la Jordanne. (1500 km2 de zones d’exploitation potentielle or contraintes à l’échelle du bassin de la Dordogne).

les usages

Les granulats alluvionnaires, plus résistants et moins anguleux entrent dans la composition des bétons servant à la construction de tous les bâtiments et ouvrages d’art. Ceci constitue leur utilisation la plus noble, à laquelle s’ajoute la possibilité de les inclure dans le remblais des routes.


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Le site d’extraction de Saint-Julien de Lampon, Carlux

Un projet à double facette :
–La réhabilitation d’un site d’extraction (secteur de 10 hectares)
-Le projet d’extension d’exploitation en prolongement du site actuel (12 ha supplémentaires

  
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La réhabilitation d’un site d’extraction (secteur de 10 hectares)

–Les obligations (arrêté ministériel du 22 septembre 1994) article 12 : « l’exploitant est tenu de remettre en état le site affecté par son activité, compte tenu des caractéristiques essentielles du milieu environnant. La remise en état du site doit être achevée au plus tard à l’échéance de l’autorisation, sauf dans le cas de renouvellement de l’autorisation d’exploiter »

Les obligations comportent au minimum les dispositions suivantes :
- la mise en sécurité des fronts de taille ;
- le nettoyage de l’ensemble des terrains et d’une manière générale, la suppression de toutes les structures n’ayant pas d’utilités après la remise en état du site ;
- l’insertion satisfaisante de l’espace affecté par l’exploitation dans le paysage, compte tenu de la vocation ultérieure du site.

La réhabilitation d’un site d’extraction
- L’important pour la réhabilitation, c’est donc de définir en premier lieu la vocation du site. Cette vocation dans l’idéal devrait être réfléchie avec les acteurs locaux car le site est lié à des enjeux qui dépasse le simple site d’emprise. Pour la réhabilitation de la gravière actuelle, cette vocation n’a à notre connaissance pas encore été définie

Quels sont les enjeux pour ce site ?

Les enjeux : inondation "Atlas des zones inondables"

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Attention, à 650 m3/s, la gravière est en connexion avec la Dordogne !

 

Les enjeux : Alimentation en eau potable (AEP)

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Les enjeux : Biodiversité

- Secteur situé sur le périmètre du site Natura 2000 « Dordogne », Znieff de type 1

Les habitats concernées : Mégaphorbiais (Carex, joncs, phragmites) Forêt alluviale résiduelle (Vergne, Frêne et Saules) Les espèces concernées : Loutre Saumon, Bouvière - Agrion de mercure Lucane cerf-volant…

- Arrêté de Biotope, Migrateurs (sur l’axe Dordogne)

Les enjeux : Secteur situé sur le périmètre du site Natura 2000 « Dordogne »

Les enjeux : Morphodynamique de la rivière Dordogne
Diagnostic porté par BIOTEC et EPIDOR dans le cadre du schéma directeur de gestion des berges et du lit de la Rivière Dordogne (Schéma en cours de réalisation)

La rivière Dordogne sur ce secteur :
- est marqué par un dynamisme relativement exceptionnel : évolution profonde de la physionomie physique du cours d’eau sur ces 15 dernières années ;
- dessine, cependant et depuis plusieurs siècles, un tracé en forme de « S » et présente une concavité de méandre prononcée rive droite, au droit du lieu-dit « Borgne de la Dame » à Carlux.

Evolution morphodynamique

1948

1995

2005

•La rivière s’est enfoncée (son lit s’est incisé)

- Le lit vif s’est réduit de plus d’1/3. ( passe de 120 à 80 mètres)
- Cette incision est le résultat ou l’impact des seules extractions effectuées en lit mineur en cet endroit :
• 680 000 m3 de matériaux ont en effet été extraits au droit du lieu dit les Borgnes de la Vigerie;

Les préconisations à prendre en compte pour la réhabilitation

Donner une vocation au site
A minima, Lutter contre le risque de capture par un aménagement intégré (habitat Natura 2000 et site inscrit) :
- Comprenant le renforcement de la digue par remblaiement partiel du plan d’eau , côté rivière et végétalisation par processus spontané
-Par précaution remblayer partiellement aussi le sud du plan d’eau situé près de l’ancien bras

Sécuriser le site, créer des points de fixation pour la circulation du public
Pour minimiser les pressions d’érosion en rive droite :
- Faire en sorte que le banc ne se végétalise pas. (opération de dessouchage, scarification de banc)
- Accepter le travail de la rivière en rive droite (côté Carlux) pour minimiser le risque de capture de la gravière)

Le site d’extraction de Saint-Julien de Lampon, Carlux

•L’extension du site d’extraction

•L’extension du site d’extraction : les enjeux

- L’extension augmente la vulnérabilité du captage AEP ( moins de 250 mètres du puit, risque de rabattement de la nappe alluviale notamment)

- L’extension affecte des territoires classés Natura 2000

- L’extension est située sur un site inscrit

- L’extension est située sur l’espace de mobilité de la rivière Dordogne (par rapport à des crues morphogènes). Le risque de capture est à prendre en compte par rapport au déséquilibre que connaît la Dordogne.

- Autre enjeu : le secteur d’extension correspond à une zone humide dégradée 

Les évaluations à mener pour juger de la faisabilité d’une extension

• Tenir compte :

- de la mobilité de la rivière et du risque de capture (étude hydromorphologique)

- Des enjeux de maintien d’une bonne qualité des eaux par la présence de captages d’eau potable

- Des enjeux liés à la présence de zones humides et au classement Natura 2000

- Des enjeux d’inondation sur un secteur qui participe au ralentissement dynamique en plus de constituer un espace d’épanchement

Le réseau routier autour de la Gravière

Erosion rive droite (Commune de Carlux)

Faut-il traiter l’érosion en rive droite (Carlux-Saint Julien de Lampon)

L’anse d’érosion s’étend sur une longueur supérieure à 300 mètres et sur plus de 3 mètres de hauteur.
Hormis la perte de terres agricoles, aucun enjeu public n’est sollicité (la voirie est encore à plus de 200 mètres de la rivière)

Faire en sorte que le banc ne se végétalise pas. (opération devegetalisation et scarification de banc) Le coût d’une protection de berge en rive droite semble exorbitant par rapport aux enjeux et ne serait pas forcément pérenne du fait du sapement en pied de berge. protéger cette berge érodée au moyen des techniques les plus rustiques et traditionnelles (type empierrement déversé) coûterait près de 500 € au mètre linéaire. Cette protection ne pourra être pérenne du fait du sapement en pied de berge
Ce choix de protection induirait :
- une reprise du travail de la Dordogne sur le fond de son lit (optimisation du processus d’enfoncement, puisque la rivière ne pourrait plus dépenser son énergie en berge)

 

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